http://www.lindependant.fr/aude/capendu/ http://www.lindependant.fr/aude/comigne/


samedi, 22 septembre 2012

Roberto Lamaille utilise les couleurs de l’équateur pour sublimer la femme

capendu,roberto lamaille,le chai,expositionArtiste peintre équatorien, Roberto Lamaille, c’est aussi un immense paradoxe. De mère indienne Salasaca, équatorienne et d’un père belge, il porte en lui deux cultures totalement différentes et les marie avec bonheur. Mais celle qui domine son âme, et sa vie c’est la culture indienne. Elle l’occupe totalement, il y a trouvé ses racines et de ses ancêtres animistes, il a gardé la douceur et la sagesse de peuples vieux comme le monde. Il a emmené ses pinceaux de la Floride à l’Aude en passant par la Belgique, la Hollande, l’Autriche, le Luxembourg et l’Allemagne, exposant aussi partout depuis 1973. Et que ce soit à Quito, Tampa, Miami, Luxembourg, Baden-Baden, Bruxelles ou en France, l’Aude y compris, ses nombreuses expos ont toutes rencontrées un formidable succès.
Dés l’enfance il a fait montre d’une aisance indéniable dans l’art du trait et de la reproduction. Neveu d’Oswaldo Guayasamin, immense artiste équatorien de la seconde moitié du XXe siècle, fortement inspiré par les arts sud-américains, c’est auprès de lui qu’il peaufinera ses techniques de peintre et de dessin, et aussi qu’il trouvera tous les repères ethniques qu’il recherchait. Sa fascination pour les couleurs utilisées par les indiens va l’amener doucement à un art s’inspirant à la foi de celui très coloré des amérindien et de celui de Picasso, dans ce qu’il a de plus expressionniste. Cela lui donne une identité picturale totalement  personnelle qui ne laisse pas indifférent. «  Vous savez, les sentiments et les impressions que je ressens, c’est par le jeu des textures de mes fonds et de mes couleurs que je les rends » dit-il d’une voix douce. Et il les rend formidablement bien. Il apprendra aussi au contact de son oncle le travail du bronze et des sculptures monumentales et réalisera avec lui « l’aigle-condor » exposé au Miami Center en Floride.

capendu,roberto lamaille,le chai,exposition

Cette culture profondément ancrée dans les gènes de l’artiste se retrouve dans son œuvre, il n’est qu’à visiter la magnifique exposition « Images au féminin » qu’il présente actuellement au Chai, l’espace culturel de la communauté de communes de Piémont d’Alaric. Quant on lui demande pourquoi la femme, «  c’est elle qui est le fondement de la vie, elle est la base de tout !  Surtout dans mes racines amérindiennes, c’est le fondement de ma culture matriarcale» dit il d’une voix sereine. Et effectivement quand vous admirez ses tableaux, vous voyez vite que la femme est au centre de tout, elle englobe, elle protège, elle nourrit le réel comme l’imaginaire.

capendu,roberto lamaille,le chai,exposition

Vivant maintenant en France et plus particulièrement à Douzens depuis une paire d’années, il devient membre actif de « l’Art s’invite à Magrie », village où il expose régulièrement, il sera d’ailleurs prochainement dans ce village pour présenter avec « Viracocha Quetchua », deux séries uniques de la dernière scène et du chemin de croix réalisées dans son style si particulier et dans l’esprit des indiens Salasaca mariant ainsi la notion religieuse judéo-chrétienne avec le chamanisme quetchua de son peuple.

L’exposition « Images au Féminin » restera installée jusqu’au 24 septembre prochain au Chai, l’espace culturel de Piémont d’Alaric, et sera visible tous les jours sauf le dimanche aux heures d’ouverture de la médiathèque. (Le Chai - Espace Culturel de Piémont d'Alaric au 04 68 79 73 98 - lechai@piemont-alaric.fr)

Les commentaires sont fermés.