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dimanche, 18 novembre 2012

Les Cultiv’Acteurs de Missègre marient leur garde national à Capendu

A l’image de cette géniale troupe amateur de théâtre, la pièce qu’ils ont présentée au Troisième Age capenducien, «  la revolucion nos marida », a mis la salle du foyer culturel en délire. Une œuvre totalement leur, que les Cultiv’Acteurs ont magistralement interprétée de manière bilingue, occitan et français, sur la scène capenducienne.

L’histoire :

Ils s’attaquent sans complexes à la révolution française, pensez, ça leur apportait une liberté jamais imaginée à ces audois de la campagne. Alors l’annonce venue de la ville de la prise de la Bastille, ils l’ont fêté en grand par un bon feu de la St Jean et de nombreux hommes du village partiront se battre sur tous les terrains pour défendre LEUR patrie. Mais la suite ne fut pas aussi belle qu’ils l’espéraient, et ils vécurent la guillotine installée place des halles à Carcassonne pour décapiter des malheureux qui poussés par la faim avaient arrêté des barges chargées de blé sur le canal du midi. Un épisode que les Cultiv’Acteurs, totalement impertinents, ont arrangé à leur sauce, et ont invité leurs spectateurs à l’inénarrable noce de leur héros, leur garde national Jean Baptiste Lannes avec Marie, choisie comme « repos du guerrier » par les notables du canton.

Saveur de ces impertinents occitans qui brocardent la révolution sans en avoir l’air

Savoureuse noce, qui à travers les préparatifs de cette célébration, raconte l’histoire d’une manière totalement impertinente, avec cette verve occitane que rien ne peut ébranler ni arrêter. Un spectacle qui a largement mérité les applaudissements et les rires nourris qui l’ont accompagné tout au long. C’est la seconde fois que la troupe de Missègre se déplace à Capendu, et elle remporte toujours autant de succès. Elle est à chaque fois très attendue et nombreux sont ceux qui, malgré un temps déplorable n’ont pas hésité à venir en famille pour les applaudir. Ses textes franco-occitans sont tout à fait compréhensibles, même par le plus profane ne maîtrisant pas le patois du pays et tout un chacun peu rire tout son saoul des aventures de Jean Baptiste et de la belle Marie.

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