http://www.lindependant.fr/aude/capendu/ http://www.lindependant.fr/aude/comigne/


samedi, 11 mai 2013

Défilé du 8 mai 1946 à Capendu, se souvenir pour que plus jamais l'innommable n'arrive

 

11 novembre (1).jpg

(2012 dernier défilé de Jean Audrain, à gauche de la photo)

Le nombre des anciens combattants va en diminuant d'année en année, à peu de jour de la commémoration du 68ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, l'association capenducienne déplorait la disparition d'un des siens, Jean Audrain, le porte-drapeau de l'ARAC de l'Aude. Ils étaient peu nombreux, ces anciens combattants à défiler dans les rues de Capendu à aller au monument aux morts rendre hommage aux victimes de cette guerre innommable qui a endeuillé la commune et tout un pays, leurs effectifs s'amenuisent d'année en année. Porter drapeaux en tête, le cortège a suivi le président de l'Association des Anciens Combattants de toutes les guerres, Alain Combette.  En sa compagnie, élus et corps constitués, sapeurs pompiers, gendarmes et membres de l'Association Nationale de Réserve de l'Armée de l'Air ont assisté au dépôt la traditionnelle gerbe de fleurs devans la stèle capenducienne, dépôt auquel s'est rajouté celui d'une toute jeune enfant qui a posé la sienne tout à côté.

8 MAI 2012 (3).jpg

Après le très émouvant chant des partisans, interprété par Yves Montant, le président Combette devait lire le message d'de Kader Arif, Ministre délégué aux Anciens Combattants, lecture au cours de laquelle l devait citer un texte extrait de « l'Armée des Ombres » de Joseph Kessel, retraçant la lutte de ceux qui n'ont jamais voulu baisser les bras. Lettre qui se termine par un appel à la paix, en cette année de la Résistance, qui se veut hommage aux hommes et femmes qui ont volontairement et librement choisi de sacrifier leur vie pour leur patrie.

Robert Marcault pour Mireille et Claude (69).jpg

Mireille et Claude deux innoncentes victimes de la folie des hommes.

« A ceux qui s'interroge, qui doute, tout leur raconter, ne rien oublier, nous n'en n'avons pas le droit » devait souligner, Jean Jacques Camel, le maire, qui martelait avec vigueur «  raconter l'histoire de ces justes qui ont caché et protégé des vies humaines en danger, celle des soldant français refusant de baisser les bras et continuant la lutte », mais il devait aussi demander à ne pas oublier, celles et ceux qui par leur comportement et leur collaboration ont favorisé l'innommable et conclure par «  A ceux qui ne comprennent pas, je raconterai l'histoire de la famille Marcovici ». C'est par un hommage à Jean Audrain que c'est achevée la cérémonie.



Les commentaires sont fermés.