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vendredi, 13 septembre 2013

La Chapelle Saint Martin, une vieille dame fait la coquette pour les journées du patrimoine

A l'occasion des journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre prochain, de 10h à 12h, la chapelle Saint Martin dite du cimetière sera ouverte au public. Ce superbe édifice, qui a bien failli devenir une ruines classée, va subir un lifting sérieux destiné à lui rendre un peu de son lustre d'antan, celui de sa naissance au cours du XIIème siècle. Bâtie avec amour et foi, lorsqu'elle dépendait de l'abbaye de Lagrasse et rythmait la vie du village de Sursac. La vie au moyen-âge tenait à peu de chose et le village de Sursac fût détruit par une de ces guerres qui émaillaient l'époque. La population terrorisée quitta le lieu pour aller se réfugier dans le château de Capendu et s'y installa délaissant définitivement la petite chapelle et son village rasé par la folie des hommes et devenu, au fil du temps, le cimetière de Capendu.

CHAPELLE DU CIMETIERRE (13).JPGLors de sa construction elle fût dotée d'une nef et de deux travées en berceau brisé et se terminait à l'est par une abside à cinq pans couverte en cul de four. Au cours du XIVème siècle deux petites chapelles rectangulaires nord et sud à voûte en ogive lui ont été ajointes. Suite à l’agrandissement de la nef, le mur occidental fut percé d'un oculus pour l'éclairer. Au XVIIIème un nouveau décor peint remplace celui du XIIème et divers embellissements sont réalisés (balustre, cuve du maître-autel ...). Un long silence de près de deux siècles avant que des rapports d'architectes en 1921 fassent mentions du mauvais état des couvertures et parements de la face sud et proposent pour raison d'économie d'utiliser des tuiles à la place des ardoises sur les toits des chapelle et de récupérer les lauzes pour l'abside, tout en couvrant la nef par des lauzes neuves. Les travaux étaient estimés à près de 20 000 francs et prévus à minima, juste ce qu'il fallait pour réaliser l'étanchéité. Ils ne purent débuter qu'en 1931, entre temps le devis frôlait les 40 000 F.

CHAPELLE DU CIMETIERRE (47).JPG

 

 

 

Et depuis plus rien. Le classement de la chapelle en 1913 n'a pu la protéger des injures du temps. Depuis plusieurs années la municipalité actuelle, maire en tête, s'est battue pour arriver à lui redonner un peu de lustre. Dix ans longues années de contacts, de sollicitations diverses et le maire a fini par obtenir une aide de l'Etat par l'intermédiaire de la DRAC. Cette restauration estimée à 600 000€ sera financée à hauteur de 46%, par l’État. La région, le département et la commune participeront chacun pour 18%. Les travaux débuteront début octobre sous la responsabilité de JL. REBIERE, architecte en chef des monuments historiques à Muret. La vénérable dame peur enfin sourire.

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